Nicolas Jaar, Don’t Believe The Hype

Chronique : Nicolas Jaar, Don’t Believe The Hype

L’identité de Nicolas Jaar est à l’image du courant techno : transnationale, polyglotte, multiculturelle. Franchir plusieurs frontières apparaissait  presque comme une évidence pour aller à la rencontre du jeune producteur chileno-new yorkais qui sort son premier album, Space is only noise, le 14 février prochain.

22.01.2011, Trouw, Amsterdam.

Installé en périphérie de la capitale des Pays-Bas, dans les anciens locaux d’un quotidien national dont il tire son nom, Trouw relève de l’utopie nocturne : un vaste espace industriel aux murs vierges, réparti sur plusieurs étages, où l’on peut à la fois discuter sans être abasourdi par le son tout en jouissant d’une large salle dédiée aux BPM et à l’abandon, ou la communion, c’est selon. Les consos restent abordables et la fréquentation, essentiellement locale comme en témoigne la rangée de vélos à l’entrée, est épargnée par les hordes de touristes, sûrement trop occupées par d’autres attractions plus triviales. Un espace réservé mais pas exclusiviste, rare mais amené à le devenir de moins en moins, comme l’artiste qu’il accueille en cette fin de janvier, à guichet fermé.

Nicolas Jaar est cette rumeur qui enfle, ce nom qui se lit sur des lèvres de plus en plus nombreuses. Du plaisir d’initiés au must see, il semble n’y avoir qu’un pas tant le producteur qu’il est emporte tout sur son passage. Doit on pour autant voir en lui un prophète postmoderne attirant, tel un joueur de flûte, les clubbers égarés vers d’autres esthétismes ? Pas si simple, car s’il aime partager sa musique, Nicolas Jaar se méfie également de la foule et de ses effets. C’est ainsi que débute notre discussion, hantée par le titre évocateur de l’un de ses morceaux, sonnant presque alors comme un leitmotiv : Don’t believe the hype.

La soirée de ce soir était sold-out, ce qui finalement traduit concrètement l’engouement suscité par ton nom ces derniers mois sur Internet, comment le vis-tu ?

Ce concept de hype est à deux revers : la chose incroyable, c’est que maintenant plus de gens écoutent ma musique. Ce qui est horrible en revanche, c’est ce que les gens veulent quand je joue dans un endroit : du spectacle, et toujours plus de puissance. Toujours plus, plus, plus.

Tu veux dire que ton public attend quelque chose comme des montées techno ?

Voilà, des choses dans ce genre là. Et ça se sent. C’est vraiment horrible et tellement en contradiction avec la philosophie de ma musique.

Mais tu associes l’idée de hype au fait d’avoir un public de plus en plus nombreux ?

Non, j’associe l’idée de hype à un public de plus en plus nombreux mais qui attend des choses que je ne donne pas. Parce qu’ils pensent « ah ouais, c’est le nouveau truc cool », ou je ne sais quoi. Au final, il y a une séparation qui se créée : est ce que je fais exactement ce que je veux, est ce que je peux faire exactement ce que je veux avec tous ces gens qui sont là, qui ne savent même pas qui je suis, la musique que je fais ? Parce que si tu écoutes Inès et l’album, il y a une esthétique. Je crois en cette esthétique là. Si t’écoutes Time for Us, Mi Mujer ou El Bandido, ce n’est pas l’esthétique que je veux défendre. Quand je vais dans ces clubs, les gens ne veulent que des trucs comme Mi Mujer, El Bandido, Time for Us… C’est chiant mais ça va changer, parce que la sortie de l’album va venir calmer les choses.

Ca va éduquer le public ?

Pas éduquer non, ce serait arrogant de dire ça. Ça va tuer la hype, parce ce que ce n’est pas un album facile. Ce n’est pas un album de 10 chansons El Bandido 1, El Bandido 2, El bandido 3… c’est très différent.

En effet, en comparaison avec tes précédents EP, l’album est beaucoup plus expérimental… il y a une volonté de casser une certaine dynamique ? De déstabiliser le public ? Pourquoi un tel écart entre les deux formats ?

Au début tu sais, pour tous les musiciens, c’est le gros problème du capitalisme je pense, la seule façon d’être connu, c’est de donner au système. Mais ma musique… ce que je fais, honnêtement, ne rentre pas très bien dans le système.

C’est la manière dont tu le vis ?

Ouais.

Tu ne penses pas justement que ton album Space is only noise puisse être bien reçu ?

Peut être d’une manière, « ah ouais c’est un truc bizarre, expérimental, on ne sait pas trop quel genre de musique c’est… ». J’espère que ça va être accepté mais je ne pense pas que ça va être reçu comme le nouvel album de… (longue hésitation) je suis en train de penser à James Blake mais ça ne marche pas. Ce que je veux dire, c’est que j’ai plein de chansons dans mon ordi, que je ne joue jamais et que je ne montre à personne. Quand j’ai du faire mon album, j’en avais environ 50, un peu moins. Je me suis donc posé la question : quel genre d’album tu vas faire ? Et je me suis dit que la seule chose que je voulais faire c’est que ce soit vraiment honnête. Je pense que les choses honnêtes ne marchent pas aussi bien que ce qui marche dans le système. Time for Us, de même qu’El Bandido ou Mi Mujer, ne sont pas honnêtes.

A ce point ?

Oui.

Et donc j’imagine qu’à propos de cet album, Space is only noise, le tracklisting, l’ordre des chansons a une importance particulière. Tu n’envisagerais pas qu’on l’écoute en aléatoire ?

Ca me tuerait ça ! J’ai dit à Mathias, le boss de Circus Company, qu’on allait le sortir en un seul track. Finalement, ça ne s’est pas fait comme ça mais ce que je recherche, c’est raconter une histoire. Ca ne m’intéresse pas de te donner une chanson comme ça, que tu peux montrer à tes amis en disant « ah ouais regarde c’est trop cool ».

Un album qui se rapproche plus de ce que tu fais dans tes mixes finalement…

Oui un peu mais les mixes, c’est difficile à cause des attentes du public.

Car il faut faire danser en plus. Mais tu disais récemment, dans l’émission Beat In Space de Tim Sweeney, que tu avais l’intention de te tourner vers des productions plus « dance ».

Oui parce que je suis en train de faire des trucs un peu plus dancy. C’est quand même drôle à faire. Mais j’y vais prudemment. Je fais attention, avec ce genre de musique, à ce que je donne maintenant, parce que si c’est trop poppy, ça peut me donner des crowds dont je ne veux pas. Si je fais des trucs très dancy, pour moi c’est drôle mais j’ai peur de ce que ça peut susciter en live… Je ne sais pas mais j’ai l’impression que ça peut me ramener des gens peut être moins intéressants.

A voir donc ?

Ah non mais je vais le faire, de manière réfléchie.

Et tu parlais de cette cinquantaine de morceaux que tu avais sur ton disque dur quand tu as réfléchi à l’album, je me demandais à quelle fréquence tu produisais ?

Là maintenant comme je suis en tournée, je n’ai pas le temps. Je viens de faire un remix hier, mais à part ça je suis toujours en train de refaire le liveset tous les jours. C’est très bon et ça marche sur différents clubs. Sinon, en temps normal, je ne sais pas, j’essaye de faire de la musique presque tous les jours en parallèle des cours.

Qu’est ce que tu suis comme études ?

Comparative literature. C’est de la philo, de la théorie et un peu de littérature.

Et donc tu vis aux Etats-Unis, tu fais tes études là bas, est ce qu’il y a une réception pour ta musique ?

Non.

Évidemment, on pouvait se douter de la réponse mais justement le fait d’être dans cette bulle, éloigné du microcosme des musiques électroniques, est ce que ce ne serait pas une sorte d’autarcie créative ?

Oui c’est génial parce que là-bas, personne ne me connaît. Mes amis depuis toujours n’écoutent même pas ma musique.

Ce n’est pas frustrant pour autant de ne pas pouvoir partager ce que tu fais, échanger sur tes créations ?

Ouais parfois mais la plupart du temps, honnêtement, non. J’ai aussi des amis qui habitent ici, en Europe, eux c’est le contraire. Aux Etats-Unis, j’aime bien cet isolement, c’est important.

J’ai vu aussi que tu avais pris quelques cours de formation musicale mais que tu avais arrêté très vite.

Oui, quand j’avais 13 ans. A partir du moment où j’ai réalisé que c’était vraiment facile, cette note va avec celle-ci, ça c’est quand on est triste, ça c’est quand on est content… je me suis dit non, c’est trop con.

Tu ne voulais pas rentrer dans la norme et être contraint de suivre les codes ?

Oui voilà, toute ma carrière musicale se résume un peu à ça, essayer de sortir des codes, de ne pas suivre les idéologies de la musique occidentale.

Mais quand on est dans cette expérimentation, il n’y a pas un moment où l’on a envie de lâcher carrément le beat ?

Mais c’est ce que je fais. Une des raisons pour lesquelles j’ai fait Inès et Space is only noise tels qu’ils sont, vient de ce sentiment à propos de la musique. Parfois tu ressens la musique, les émotions qui s’y rattachent. Ce que j’ai voulu faire, c’était d’oublier ce qu’était la musique, telle qu’on l’entendait et l’attendait, pour créer quelque chose de nouveau.

Tout en étant attiré par les sonorités étrangères dans ta recherche de samples, tu disais craindre l’aspect impérialiste que ça pouvait soulever. Comment gère-t-on ça ? Avoir en même temps ce recul sur son travail tout en continuant d’être attiré par ce genre de sonorités.

Dans mon cas, je suis issu de plusieurs cultures : j’ai habité au Chili et à New-York, mon père est chilien, il a habité en Martinique et a des origines arabes tandis que ma mère est française. Toutes ces cultures différentes font un peu partie de moi. Ce que je n’aime pas, c’est cette mode qu’il y a eu pendant un moment dans les musiques électroniques où c’était devenu super cool d’utiliser des trucs latinos. Tout ça utilisé dans le système capitaliste, pour vraiment faire des hits, pour gagner de l’argent, pour faire du spectacle. Ca, pour moi, c’est impérialiste. Si je veux chanter en espagnol parce que je parle espagnol, je pense que c’est honnête. Si un mec prend la voix d’une femme au Brésil et fait un morceau assez horrible, où le seul truc qu’il fait c’est de mettre un beat sur la voix de cette femme, qui d’ailleurs ressemble à un singe… on ne dirait même pas une femme, ça ressemble à un animal ! Les gens, les Allemands, les Français, les Anglais qui aiment bien ça à cause d’un certain exotisme, je déteste ça et même, je trouve ça triste.

Tu parlais de tes parents, qui sont tous deux artistes, est ce que tu as un échange avec eux sur ce que tu fais ? Ta mère est danseuse je crois, est ce que ta musique la fait danser ?

Oui, parfois mais tu sais ça a pris un peu de temps à ma mère pour comprendre le type de musique que je faisais et ce qui marche et ne marche pas dans un club. Par exemple, quand je lui montrais des remixes, elle ne comprenait pas pourquoi c’était tellement répétitif. Même si ma musique n’est pas tellement répétitive alors t’imagines si elle entendait ce qui peut se faire en club. Mais sinon oui, le fait que ma mère ait dansé pendant une grande partie de sa vie, je pense que ça a une grande influence sur moi.

C’est œdipien un peu ?

Ouais un peu … mais c’était une danseuse le moment où ils m’ont fait, donc il y a sûrement un lien.

Et tu parlais aussi tout à l’heure du fait de chanter… C’est quelque chose d’important pour toi de poser ta voix ?

Oui, de plus en plus. Le prochain album, j’en suis presque sûr, contiendra avant tout des compositions.

Comme James Blake ?

Non… mais j’aime bien ce qu’il fait ! Pas tout mais j’aime bien. Sinon pour le prochain album, je vais penser un peu plus à ce que je fais avec ma voix. Ca ne veut pas dire que je vais chanter tout le temps. Sur mon premier album, il n’y a qu’une chanson sur laquelle je chante complètement, c’est Space is only noise if you can see. Et encore, il y a des effets, des échos,… ce n’est pas totalement ma voix. Où je suis en train d’aller maintenant, c’est vers plus de compositions et plus d’utilisation intéressante de ma voix. D’être expérimental avec la mélodie en fait. Je n’ai pas fait ça encore, ça m’intéresse beaucoup. Tout ce que j’ai fait jusque maintenant est très concentré sur la texture, et ce qui est vraiment expérimental ce n’est pas la mélodie ou l’harmonie, c’est tout ce qui est autour de ça.

Toutes les couches que tu superposes.

Voilà, c’est ça qui est un peu bizarre, le mélange. Si tu jouais cette musique avec un band, je pense que ce serait de la merde. Mais donc oui, je vais essayer d’être un peu plus complexe, d’avoir plus d’intelligence dans ma mélodie, dans mes compositions.

Tu dis que ce ne serait pas forcément transposable à un groupe, pourtant j’ai lu que tu travaillais une version live avec des musiciens.

Non non, c’est différent. Là ce que je disais, c’est que si tu jouais El Bandido avec l’accordéon, une basse et un mec au chant, ça serait un peu kitsch. Sinon oui, on a travaillé une version band, à 4. Ca ne sera pas complètement acoustique, je reste avec mon laptop, je chante, je joue du keyboard… Un peu comme ce que j’ai fait ce soir mais avec un mec à la batterie, un guitariste et un gars au saxophone et clavier.

Un peu comme ce qu’a pu faire Laurent Garnier d’une certaine manière ?

Ah, il a fait ça ? Qu’est ce qu’il fait lui ? J’en ai entendu parler.

Il a tourné avec un groupe de musiciens pour son dernier album. Saxophoniste, trompettiste, etc.

Cool.

Pourquoi cette volonté de musiciens ? Pour sortir des clubs ?

Oui mais plus que ça. Parce que jouer l’album dans un club, comme tu as pu le voir ce soir, ce n’est pas l’idéal.

Tu as commencé très lentement avec Colomb.

Ouais, j’adore cette chanson, j’adore les morceaux de l’album mais dans un club parfois… Bon, je ne regardais pas le public mais ça ne marchait pas vraiment, si ?

Je pense que c’était perçu comme une intro, le public attendait que ça démarre.

Ouais voilà, c’est très con, je déteste ça. Ils attendaient ! Ils attendaient quoi ? Un beat de 110 BPM ?!

Pourtant rien que 110, c’est déjà un peu révolutionnaire par rapport au diktat des 130 qu’on peut trouver ailleurs.

Oh là là, mais 110, c’est déjà trop pour moi, vraiment.

Tu disais vouloir sortir des clubs, et donc ce live à 4 ça serait prêt quand ? Pour les festivals ?

Complètement, on a déjà pas mal de dates prévues, comme au Rex à Paris le 1er avril. Le live rajoute une part d’erreur, d’humanité. J’ai joué avec les gars plusieurs fois, je leur ai dit ce que je voulais qu’ils fassent et maintenant, ça donne vraiment quelque chose de génial.

Tout à l’heure tu me disais, quand on parlait de ta voix, que tu réfléchissais déjà au prochain album.

Je tourne seulement 2 mois sur les 12 de l’année, donc oui j’y pense, j’ai déjà plusieurs morceaux qui vont sortir sur Clown and Sunset. Je commence déjà à réfléchir à ce que je vais faire sur mon prochain album mais je veux avoir le temps, que ça prenne un an, un an et demi. Je ne veux pas de quelque chose fait en six mois, je veux vraiment avoir de la distance pour voir si c’est bon ou pas.

Et sur Clown and Sunset, ton label, d’autres projets à venir ?

Oui, il y a un projet qui s’appelle Iva Gocheva, c’est une femme de Brooklyn qui fait de la musique électronique assez intéressante. Il y aussi deux mecs de 20ans qui viennent de Montréal et ce qu’ils font est vraiment bon. Ils étaient au lycée à New York avec moi, je leur ai donné Ableton live à l’époque et depuis, ils font une musique assez incroyable. A part ça qui d’autre… Ah oui, Quentin Pistol, un autre gars qui vient du même lycée que moi.

Comme quoi tu n’étais pas si seul que ça.

En réalité, tout ça est vraiment très nouveau, et les gens ne sont pas forcément dans mon entourage proche, à part Quentin, qui est un de mes meilleurs amis.

Et Soul Keita et Nikita Quasim, qui figurent sur la compilation Inès, existent-ils vraiment ou ce ne sont que des alias derrière lesquels tu te caches ? Parce que les sonorités sont proches.

C’est marrant, tous les Français pensent ça. Ils existent vraiment, ils sont venus me voir avec leurs morceaux, sur lesquels je leur ai dit de garder certains passages et conseillé de changer certaines choses. C’est sûrement pour ça que ça ressemble à ma musique. Il va y avoir un EP réunissant Soul Keita et Nikita Quasim, avec une composition de 10 min chacun. J’aimerais bien te dire comment on va donner ça au public mais je ne préfère pas pour le moment. Ce ne sera pas sur USB comme pour Inès, ce sera encore autre chose, un truc vraiment cool et génial, j’ai hâte.

Du jamais vu ?

Humm, pas loin. Non, je suis sûr en fait que ça a déjà été fait. Enfin, une partie seulement, l’autre c’est du jamais vu. C’est vraiment excitant même si ça va nous coûter très cher.

Pour conclure, qu’est ce qu’on peut te souhaiter pour les mois, les années à venir ?

Que le système ne me mange pas. C’est tout.

Il y a quand même une obsession permanente par rapport à ça…

C’est une réflexion constante.

« Don’t believe the hype »…

Au début, Jay Z parlait de son quotidien de dealer, parce que c’était vrai. Et maintenant, il parle de quoi ? De combien d’argent il fait avec Alicia Keys et comment lui, il est le king de New York… Je n’avais aucune idée que c’était comme ça mais le système ou plutôt le music business te pousse à la médiocrité.

Il faudrait que ça reste confidentiel ?

Non, ce n’est pas ce que je dis mais ce que je sais, d’après ce que je peux en apercevoir de ma propre expérience, c’est que maintenant je dois travailler beaucoup plus pour faire de la bonne musique. Avant, je pouvais juste aller en studio et faire de la musique. Aujourd’hui, c’est beaucoup plus difficile. Et mon premier album n’est même pas sorti.

Nicolas Jaar – Space is only noise (1er album, disponible à partir du 14.02.2011)

En concert au Rex Club (Paris) le 1er avril.

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Nicolas Jaar – Keep Me There

  • http://www.ledixieme.com Robino

    Itw interessante mais bonhommme, il faut pas jouer dans un CLUB si on ne veut pas faire danser. Il y a d autres lieux pour ca. Je trouve la demarche limite, si t accepte des gigs en club tu dois te preter un minimum au jeu de la dance…

    Et y a pas de musique « honnete » et de musique « capitaliste », y a juste la bonne et la mauvaise musique.

  • Pauline

    Ok avec Robino…

    Merci pour cette riche itw , malgré quelques belles contradictions dans son discours…

  • Spaïky

    Pourtant la mauvaise musique sera considérée comme bonne par ceux qui aiment la musique capitaliste. Sa réflexion est très intéressante. Ca fleure bon la jeunesse et la fougue. Cette lecture fut passionnante. Merci. Ce garçon va compter.

  • http://www.desoreillesdansbabylone.com Dave

    Je le pensais un peu plus malin que ça… Hiérarchiser les morceaux selon les BPM, c’est complètement stupide. Sans parler de cette drôle d’idée de renier des morceaux qu’il a fait il y a à peine un an… Pas « honnête »…Pfff. On va mettre ça sur le compte de la jeunesse, et pas de la connerie.
    En tout cas merci pour l’ITW !

  • Dave M

    L’interview ne serait pas ce qu’elle est sans un journaliste compétent… C’est comme un public et son artiste.. Alors PUBLIC, open your mind et relis bien entre les lignes car Monsieur Jaar est extrêmement pertinent.
    Quand je pense qu’il se permet une boutade avec Laurent Garnier : definitely brilliant !

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  • Raphael

    Super interview,Nicolas Jaar a un style bien trempé et tres authentique b.ien qu un peu trop experimental,

    ma préférée reste  » stay in love » qui possède un trés bon beat.A écouter!

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