Les américains de Hockey sont l’un des groupes dont on a le plus parlé cette année. Nous étions donc impatients de juger de leurs talents durant leur première date lilloise, organisée à l’occasion du festival Radar au Grand Mix. Nous en avons également profité pour poser quelques questions à leur bassiste Jeremy (l’un des deux co-fondateurs du groupe avec le chanteur Ben), qui est également responsable de tout l’artwork du groupe.
Ben et Jeremy se sont rencontrés à Los Angeles où ils ont joué ensemble pendant 4 ans, avec un line up minimaliste (basse, clavier et boîte à rythme). Interrogé sur l’origine du nom du groupe, Jeremy explique qu’il n’est en aucun cas fan de hockey (le sport). Pour eux, il s’agissait surtout de choisir un nom « inattendu », aussi lointain des autres que possible. Quelque chose d’un peu bancal, finalement.
Leur musique a très souvent été comparée à un mélange entre LCD Soundsystem et les Strokes. Pour Jeremy, « c’est une comparaison acceptable. Les gens ont besoin de références ». Leur songwriting est cependant, à son avis, différent. Les paroles jouent en effet un rôle plus important, et les influences sont plutôt à chercher du côté de Bob Dylan ou Blonde On Blonde. « Nos textes ont un aspect ésotérique et poétique, expérimental aussi », ce qui rappelle assez fortement la musique folk.
L’un de leurs meilleurs souvenirs en tant que groupe jusqu’ici, d’après Jeremy, est probablement d’avoir eu la chance de jouer dans un studio d’Abbey Road où 133 chansons des Beatles furent enregistrées. Passionné, Jeremy nous a confié que l’une de ses choses préférées était probablement de « jouer live, d’être sur scène », surtout en raison du côté « sauvage et primitif » qu’ont les concerts. « Lorsque je suis sur scène, j’oublie qui je suis, c’est comme si je devenais un animal ».
Si la chanson sur laquelle il préfère danser est Don’t Stop Till You Get Enough, de Michael Jackson, ce sont surtout les Gossip, Passion Pit et les Virgins qui passent en boucle sur leur iPod. Un peu comme sur le votre, je suppose. Nous avons demandé à Jeremy s’il avait quelque chose à ajouter ou une information jusqu’alors inconnue sur le groupe à nous donner : « Notre prochain album sera très bon, très pop et très étrange ». Voila de quoi nous tenir encore en haleine, en espérant que la hype ne retombe pas de sitôt car elle est méritée.
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Hockey, Learn To Lose










