Esser, Braveface

Chronique : Esser, Braveface

A 23 ans seulement l’Anglais Esser peut se targuer d’être certainement un des meilleurs dans sa catégorie indé/pop. Ca fait pas mal de temps qu’on suit le garçon depuis être tombé sur le morceau I Love You futur tube en puissance il y a plus d’un an. Braveface est donc le premier long format de l’artiste après avoir sorti quelques maxis accompagnés de remixes notamment de Sinden et The Very Best (aka Radioclit et Esau Mwamwaya).

Le phénomène Esser est donc pour très bientôt à n’en pas douter. Braveface son premier album est une bouffée d’air frais dans un paysage indé où on observe une ligne de conduite habituelle sans véritable nouveauté. Lui, met les choses au clair d’entrée avec le morceau Leaving Town et son roulement de tambour qui nous prévient qu’il déboule vite et bien. On entre direct dans le vif du sujet avec une rythmique rock qui donne envie d’en découdre. Certains morceaux sonnent un peu comme ceux de Beck époque Odelay. A la production on retrouve pas n’importe qui puisque nous en avons parlé très récemment sur Bloglounge.. Lexxx. Producteur en vogue puisqu’on le retrouve quasiment partout de Little Boots à Two Door Cinema Club et ici avec Esser. La production est lêchée, le tout sonnant agréablement bien sans véritable prise de risque il faut bien l’avouer. L’album passe à la seconde vitesse au moment où l’on enchaîne les tubes : Headlock (véritable bombe pop qui a entre autre été playlistée par 2 Many Dj’s (?!)), Satisfied et son clin d’oeil original aux pays de l’Est, Work it Out et I Love You. Pas le temps de souffler que le sulfureux This Time Around déballe un morceau rock’n'roll à souhait qui en charmera plus d’un.

Ce premier album de l’Anglais Esser qu’on attendait avec impatience fait donc parti des bonnes surprises de cette année. De la pop song calibrée au poil (Headlock, Stop Dancing, I Love You) aux morceaux plus rock, Leaving Town, This Time Around, il y en a pour tous les goûts. Espèrons un nouveau passage en France après les Transmusicales de Rennes pour s’assurer qu’Esser est bien un mec bourré de talents.

Esser – Work It Out

Esser, Work it Out

Esser, I Love You

Esser, Headlock